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Sol Invictus

La grisaille semblait ne jamais vouloir finir, le quotidien aliénant aussi. On a sa routine, on avance pas à pas, sans plus rien réfléchir, on paie ses factures, on s'occupe de ceux que la nature nous a confié. On finit par ne même plus interroger les possibles, l'omniprésence de ce ciel gris d'automne. Dans les villages reculés du Rustikhistan, on avait vendu aux gens le progrès des routes goudronnées, de l'électricité, du téléphone, de l'eau courante, de l'internet haut débit et de la vente en ligne... Alors le villageois avait cessé de voir son voisin à la veillée, les histoires locales s'étaient perdues, il ne faisait plus l'amour à sa femme à la lueur de la bougie, les séries télévisées se chargeaient de son imaginaire, il n'achetait plus près de chez lui, les livreurs lui distribuaient le monde dans sa boite aux lettres.
     Et puis il y a eu une poursuite de l'exode rural, une concentration des richesses et des services dans des bassi…

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